À quelques jours d'un concert unique et complet à Paris, radioscopie d'un phénomène préadolescent, entre hard rock et efficacité commerciale.
CE MERCREDI du mois de mars, Tokio Hotel est installé au bar d'un palace de la rue de la Paix pour les interviews qui accompagnent la sortie de son album Zimmer 483 (chez Polydor-Universal). Calme, ponctualité, sourires, entourage courtois, rien de la tension que l'on sent souvent autour des gros noms du rock. À l'extérieur, des jeunes filles attendent sur le trottoir. À cette heure-là, la plupart des classes des collèges parisiens sont en cours. Dans l'après-midi, la foule sera si dense à l'extérieur de l'hôtel qu'il faudra interrompre la circulation un moment dans la rue de la Paix. Mais pas d'incident majeur, juste les cris d'amour et les poussées collectives d'adrénaline que l'on connaît en ces cas-là. On les connaît bien, justement, ces scènes de passion collective de gamines enfiévrées : les films de la beatlesmania, les souvenirs du temps des boys band, le vacarme des apparitions de Britney Spears... Dans le cas de Tokio Hotel, elles contrastent curieusement avec la douceur des membres du groupe, et surtout de Bill, son chanteur-icône. Sur les photos et dans les clips, c'est un personnage androgyne aux cheveux hérissés, aux ongles et aux yeuxmaquillés, composite de Nicola Sirkis d'Indochine, de Brian Molko de Placebo et de Robert Smith de The Cure. Face à face, c'est un jeune homme qui porte dans le regard une délicatesse de nonne sous une crinière de scandale aux moeurs. Bill Kaulitz est franchement beau, piercé, maquillé et coiffé par des mains professionnelles, et parle d'un ton assez enthousiaste pour compenser le caractère raisonnable de ses propos. Il aura 18 ans le 1er septembre et, quand on lui parle des dangers de son métier, qui a brisé tant de jeunes gens, il explique avec son sourire d'ange : « Ce danger existe dans toutes les professions. On peut faire une dépression nerveuse ou s'effondrer d'épuisement quand on est médecin.Dans notre métier, il faut faire attention, vivre avec une vraie envie. Il y a beaucoup de stress, d'obligations, de contraintes qu'il faut gérer. Mais nous sommes assez disciplinés et faisons attention à nous. »
Sourire.
Rassurez-vous, parents dont les filles pleurent parce que toutes les places pour le concert de Tokio Hotel, le 17 avril au Zénith de Paris, ont été vendues en quelques heures, il y a des mois : si ces quatre Allemands ont une destinée singulière, ce sont des jeunes gens normaux qui ajoutent de l'évian dans le très chic jus de pommes vertes servi dans ce bar d'hôtel.
Ils se délectent avec mesure, d'ailleurs, de ce luxe. Enfants des classes moyennes de Magdebourg, dans l'est de l'Allemagne, ils ont tôt connu les projecteurs, Bill ayant été finaliste de la version allemande de « Nouvelle Star » à l'âge de onze ans. Le choc fondateur ? Pour Bill, c'est un concert de la chanteuse Nena (celle de 99 Luftballon) à la télé quand il a six ans. Pour son frère jumeau Tom, c'est le guitariste Joe Perry d'Aerosmith. Pour le bassiste Georg Listing, c'est un contexte parental Beatles-Rolling Stones-AC/DC. Pour le batteur Gustav Schäfer, c'est « Eric Clapton, Joe Cocker et toutes ces stars de l'époque ». Apprentissage de la musique par le rock, entre cinq et dix ans. Les frères Kaulitz envoient leurs premières cassettes à des maisons de disques à l'âge de neuf ans. « On a eu beaucoup de chance, notamment d'avoir eu une éducation plutôt libre, d'avoir des parents qui nous ont toujours soutenus en sachant que la musique était une chose importante pour nous. Ils nous ont accompagnés aux concerts - on n'a pas l'âge du permis. »
Le groupe est né en 2001, quand ils avaient entre douze et quatorze ans. Il explose quatre ans plus tard avec un premier album sorti en Allemagne. Rock à la Green Day ou à la Foo Fighters, un peu d'imagerie metal et des mélodies pop à la Coldplay.
Les grands thèmes basiques de l'adolescence
Les méchantes langues parleront de la réincarnation prépubère de Scorpions sans les bouclettes mais avec les slows. « On n'imaginait même pas dépasser le niveau régional », souligne Tom Kaulitz. En quelques mois d'hystérie très maîtrisée, Tokio Hotel se répand dans les cours de récréation et devient le groupe majeur d'une génération de collégiens - et surtout de collégiennes.
Les textes (maintenant traduits en français sur les livrets) recensent tous les grands thèmes basiques de l'adolescence : l'amour à vie, la découverte de la sexualité, les difficultés d'expression, le suicide, le mal-être, le sentiment d'être seul face au monde entier...
Ainsi le nouvel album tire-t-il son titre d'un passage de la chanson Reden : « Allez, entre maintenant/Tout va bien se passer/Dans la chambre 483 (...) On voulait seulement/Parler/Et maintenant/Tu es couchée ici/Et je suis à tes côtés. » Et on entend un peu partout la vulgate rock de la libération de chacun : « Je me sens à l'étroit/Comme claustrophobe/Fais-moi de la place/Avant que je casse tout/Pour sortir d'ici/Ne me retiens pas/Je me tire » (dans Ich Brech Aus).
« Normalement, la question d'aller en France pour faire de la musique ne se pose pas pour un groupe allemand. C'est quand on a commencé à avoir des fans en France que l'on a réfléchi à notre venue ici. Mais ce n'est pas normal, on s'en rend bien compte : pas plus qu'on n'entend parler de musique française en Allemagne, la musique allemande n'est pas présente en France. »
Zimmer 483, sorti fin février, est une des rares bonnes nouvelles du marché du disque, avec des rythmes de ventes qui rappellent les fastes années du CD. Et Tokio Hotel ne cache pas des ambitions plus larges, notamment en enregistrant désormais aussi en anglais, même si « on continuera à faire nos chansons en allemand en les traduisant ensuite en anglais ». Mais pas de rodomontades conquérantes - « on a tellement de chance, déjà. » Bill Kaulitz laisse seulement paraître une fierté un peu tautologique : « Quand j'étais petit, j'ai dit que, plus tard, je serais musicien. On m'a dit que je n'y arriverais jamais et qu'en grandissant je trouverais une autre voie. Mais regardez-moi, avec mon look : vous ne pouvez pas imaginer que je sois avocat ou que je travaille dans une banque, ce serait ridicule. » Avoir une maquilleuse dans une banque, ce serait difficile, en effet...
Le Figaro, début Avril
article trouvé sur indo-feerie
Enfin un article valorisant sur TH, et superbement écrit en plus ...
La sortie mondiale du DVD 483 Tour est prévue pour le 28 septembre 2007 !
Il a été tourné à Oberhausen et contiendra :
02. Reden
03. Ich Brech Aus
04. Spring Nicht
05. Der Letzte Tag
06. Wo Sind Eure Hände
07. Durch Den Monsun
08. Wir Sterben Niemals Aus
09. Stich Ins Glück
10. Ich Bin Nicht Ich
11. Schrei
12. Vergessene Kinder
13. Leb Die Sekunde
14. Heilig
15. Totgeliebt
16. In Die Nacht
17. Rette Mich
18. An Deiner Seite
*Un documentaire de ~45 minutes sur les backstages de la tournée
Pochette du DVD >> ¤
Affiche de la tournée >> ¤
Pfiouu, avec une nouvelle comme ça jvai être sur un petit nuage pour 1 semaine au moins ^^
ÜEDW + Ich brech aus >> voir - télécharger
Durch den Monsun >> voir - télécharger
Vidéos à voir pour : ¤ l'air ahuri de Bill, scrutant l'horizon et s'exclamant en voyant la populasse s'étaler
.............................jusqu'à la tour eiffel : " Oh mein Gott, ich kann dass nicht glauben ! " ^^ ( "oh mon
.............................dieu,je ne peux pas le croire " )
.............................¤ les célébrissimes jeters de vestes à la Bill Kaulitz
.............................¤ les non moins célébrissimes chorégraphies à la Bill Kaulitz XD
.............................¤ les débuts en chorégraphie à la Tom Kaulitz
.............................¤ les débuts en chant de Tom Kaulitz XD ( sans micro pour l'instant ^^ )
.............................¤ la performance du groupe au complet tout simplement, ils ont été
............................. fantacroyaaaaables ^^
.............................¤ Et puis j'oubliais, pour voir une gueule UNIQUE comme ça XD >> ¤
.............................C'est sympa Tom d'avoir essayé les spécialités culinaires du pays où tu vas, mais
.............................c'était ptêt pas le jour de tenter les tripes non ? XD
Les TH ont reçu cette traduction grace à des journalistes allemands et on voit leur réaction en direct
>>ici <<
Hmm Hmm, c'est pas gagné, mais Bill a quand même réussi à reconnaitre le mot " amour" et a tenté de caser son célèbre " malheureusement je ne parle pas très bien français" . Pas sur que sa s'intègre bien dans le cadre de la chanson XD
Et sinon, si quelqu'un a des bases de psychologie avec application aux interprétation de rêves, je suis prenante pour m'expliquer pourquoi cette nuit, j'ai rêvé que j'assistais à un diner spectacle un peu pourri, et que tout d'un coup, Bill et Georg montaient sur scène pour jouer Unendlichkeit. Tout allait bien jusqu'à ce que Bill descende dans la salle et commence à circuler entre les tables pour vendre des cartes routières o_O. Avec un sourire aussi commercial, j'ai pas pu m'empêcher de lui acheter une de ses cartes ^_^
Vous croyez qu'il faut consulter un spécialiste quand on commence à rêver que Bill kaulitz vous vend des cartes routières ? XD
stop-commerce-th, signez, c'est pour le bien de notre groupe qu'on aime tant. Avant qu'il ne devienne une machine à fric méprisable ...
Arrivage massif de photos de Georg et Gustav sur best-pix-of-th et chapitre 2 en ligne sur fanfic-for-thaddict
[gif : making off du clip scream, by myself ^^
Pas de nouvel article avant le 20 aout, départ en vacances aux USA ...]
2200eme com grace à tokiohotel-billou-tom ;)